Production fourragère face à l'évolution du climat
Problématique observée
Le climat évolue avec plus d’extrême de période chaude, sèche et humide. Cela devient un défi de rester autonome en fourrage pour de plus en plus d’éleveur. Profiter de l’humidité hivernale le plus tard possible pour la production fourragère de bonne valeur est un levier qu’il est possible de valoriser.
La luzerne est une espèce très intéressante pour l’alimentation du bétail. Elle est riche en protéine, vitamine A, en structure et associée à du trèfle sa valeur énergétique en est renforcée.
Principe
Après la dernière coupe début octobre, la méthode consiste à semer une céréale d’hiver
et éventuellement du pois fourrager qui auront un démarrage précoce au printemps.
Le seigle est idéal ou une variété de triticale qui est précoce au redressement.
Il a été remarqué que la variété de pois fourrager à fleur blanche de type Afila Astéroïde n’est pas concurrencée par la luzerne/trèfle par rapport à la variété de pois fourrager à fleur colorée Arkta
Technique de semis
- Semer avec un semoir de semis direct pour insérer les graines dans le sol.
- Dans le cas de seigle seul celui-ci peut être semé avec un semoir à disque de sur-semis de prairie de type Vrédo.
Note: Le seigle ne doit pas nécessairement être entièrement recouvert à l’inverse du pois qui doit avoir un bon contact avec la terre pour absorber l’humidité.
Et, même si l’on n’a pas encore observé de problème, cela évite également d’attirer les oiseaux (pigeons ramiers...) et les corvidés.
Densité de semis
- Seigle : 80 kg/ha permet de ne pas concurrencer la luzerne/trèfle
- Pois fourrager : Compter un minimum de 20 kg/ha pour que ça en vaille la peine. On pourrait monter à 50 kg/ha mais tenir compte du prix de la semence.
Autres intérêts
=> En hiver les pieds de luzerne/trèfle laisse passer plus de lumière au sol. La présence d’autres espèces comble les vides et évite un salissement de la culture.
=> Une céréale à démarrage précoce va rapidement prélever l’azote disponible dans le sol et va favoriser l’activité des bactéries fixatrices d’azote des nodosités des légumineuses.
=> Ces espèces associées avec des densités adaptées vont être complémentaires et vont augmenter la production de fourrage à la première coupe.
Source: Fiche technique proposée pour tester des techniques avancées par un groupe d’agriculteur bio dans le cadre de l’animation du GAA AB-OP : Groupement d’Agriculteurs en Agroécologie Agrobiologie Objective et Performante. Ce projet fait partie du plan d’action Terraé.