Forficule ou perce-oreille: un auxiliaire généraliste
Taxonomie
Nom commun : Forficule ou perce oreille
Ordre : Dermaptères
Famille : Forficulidae
Genre : Forficula
Espèce : auricularia
Prédateur Insectes morts ou vivants, larves d’insectes et escargots
Comment le reconnaître ?
Adulte : Il est de forme très allongée, et possèdent deux longues antennes. Leurs ailes sont membraneuses et pliées sous de courts élytres.
Les mâles possèdent des forceps ou cerques (pince à l’extrémité de l’abdomen) courbés, à base aplatie et dentées. (voir la photo d'entête)
Ceux des femelles sont droits et lisses. Les pièces buccales du perce oreille sont de type broyeur. Ils mesurent de 1 à 1.5cm environ, leur thorax est brun et une tête rousse

Larve
La larve ressemble à l’adulte, c’est un insecte hétérométabole. Le premier stade larvaire mesure environ 2 mm et est de couleur claire.

Cycle de développement
Il y a une seule génération par an pour le forficule commun. L’accouplement a lieu à la fin de l’été et la ponte en novembre-décembre. La femelle pond une cinquantaine d’œufs blancs, lisses et ovoïdes.

Durant toute la période d’incubation des œufs, la femelle lèche et retourne ses œufs très fréquemment. Ces derniers éclosent au début du printemps. Généralement, la femelle continue de s’occuper de ses larves jusqu’à leur première mue, deux à trois semaines après leur naissance.
Vers la fin de mai, les jeunes larves quittent le terrier, la nuit, pour aller se nourrir. Elles reviennent sous terre le jour venu. Après une courte période, elles ne retournent plus au terrier et cherchent d’autres abris sombres où elles se réfugient par dizaines dans la journée.
Les adultes hivernent dans des endroits humides dans le sol et selon la rigueur de l’hiver, nombre d‘entre eux ne survivent pas. Les forficules sont surtout nocturnes. Ils se regroupent le jour sous les pierres, les pots de fleurs.

L’adulte est omnivore, il se nourrit de petits insectes mais aussi de débris de végétaux ou de végétaux vivants. En trop forte densité, ils peuvent provoquer des dégâts sur aubergines ou rosiers (perforation des feuilles).
Ils sont faciles à observer. On les rencontre fréquemment en culture d’aubergine et artichaut.
Il y a une quinzaine d’années, la forte présence d’individus au printemps (activité des derniers stades larvaires) a poussé des arboriculteurs à supprimer des individus de façon systématique.
Cette action a conduit à une recrudescence des attaques de puceron lanigère et autres ravageurs des arbres fruitiers, mettant ainsi en avant l’intérêt de cet auxiliaire en arboriculture fruitière.
Aujourd’hui, la présence de forficules sur les exploitations agricoles fait partie des indicateurs de biodiversité fonctionnelle.